Situation actuelle : le cabinet est fermé
Le cabinet du Dr Bernard Castelli, situé au 266 boulevard Baille dans le 5ᵉ arrondissement de Marseille, n’est plus en activité selon les données officielles. La fiche PagesJaunes indique que l’établissement est marqué comme fermé définitivement, sans aucune activité médicale enregistrée à son nom depuis plusieurs années.
Cette fermeture coïncide avec l’ouverture d’une enquête pénale et d’une procédure disciplinaire à l’encontre du praticien, dont les suites se poursuivent en 2026. Aucun remplacement ni transfert d’activité n’a été signalé, laissant les anciens patients sans suivi direct.
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Question 1 : Quel laser est principalement utilisé pour traiter la cataracte ?
L’affaire médiatisée : une erreur médicale aux conséquences dramatiques
En octobre 2020, un patient de 41 ans s’est rendu au cabinet du Dr Bernard Castelli pour un simple contrôle de ses lunettes de repos. À ce moment-là, il possédait une acuité visuelle parfaite de 10/10 et ne souffrait d’aucune pathologie oculaire. Sans examen préalable ni justification médicale, le médecin aurait utilisé un laser YAG, une technique réservée aux patients atteints de cataracte, généralement âgés de plus de 60 ans.
Le geste a eu des conséquences immédiates : dans les secondes suivant l’intervention, le patient a perdu la vue.
Transporté aux urgences de l’hôpital Nord de Marseille, il a été pris en charge par le Pr Denis. L’examen a révélé une cataracte blanche totale bilatérale, avec une acuité tombée à 2/10 à l’œil droit et 1/10 à l’œil gauche. Une intervention chirurgicale d’urgence a été réalisée deux jours plus tard, comprenant une phacoémulsification, une vitrectomie et la pose d’implants.
Malgré un suivi intensif, le patient vit aujourd’hui avec une vision fortement altérée (4/10 à l’œil droit), des douleurs chroniques et une dépendance à plusieurs paires de lunettes selon les conditions de luminosité. Il est reconnu handicapé et ne peut plus exercer son métier dans l’événementiel, où il jouissait d’une reconnaissance internationale.
Une autre victime, CindYann Vvn, témoigne sur les réseaux sociaux : « Pour une simple opération, il m’a abîmé les yeux… je souffre tous les jours. Et personne ne veut toucher mes yeux pour rattraper l’erreur médicale. » Ce type de témoignage, répété par plusieurs patients, soulève des questions sur la récurrence de gestes inappropriés. Des cas similaires auraient été signalés depuis 2008, bien que non médiatisés à l’époque.
Réactions du médecin et absence de prise en charge post-incident
Contrairement aux attentes en matière de suivi médical, le Dr Castelli n’a jamais pris de nouvelles de son patient après l’incident. Il n’a pas assisté aux convocations de l’Ordre des médecins, ni aux expertises judiciaires. Dans un entretien relayé par la presse, il aurait simplement reconnu avoir « fait une connerie », sans s’excuser ni expliquer les raisons de son geste.
Son avocat n’a pas souhaité commenter davantage, et le praticien lui-même n’a pas répondu aux sollicitations d’Acuité ni d’autres médias en 2026.
Cette absence de communication alimente un climat de méfiance parmi les patients. Joss Urbain, un futur patient potentiel, s’interroge : « Je dois me faire opérer de la cataracte… ce n’est pas rassurant. » Ce cas illustre aussi les limites du système de vigilance : tant que l’ARS (Agence Régionale de Santé) ne prend pas de mesure de suspension administrative, un praticien peut théoriquement continuer à exercer, même sous enquête. Or, en l’absence d’activité officielle, il est difficile de vérifier s’il intervient encore indirectement.
Plaintes et procédures : où en est l’affaire en 2026 ?
Deux voies juridiques ont été engagées suite à l’incident :
- Une plainte pénale déposée en avril 2022 auprès du procureur de la République de Marseille, qui a ouvert une enquête préliminaire.
- Une plainte disciplinaire adressée à l’Ordre des médecins, transmise à la Chambre disciplinaire départementale des Bouches-du-Rhône.
À ce jour, aucune décision publique de suspension ou de radiation du Dr Castelli n’a été rendue officielle. L’ARS dispose du pouvoir de suspension administrative, mais aucun communiqué n’a été publié. Les sources indiquent que l’instruction judiciaire est en cours, avec un rapport d’expertise médicale transmis au magistrat.
Une comparution devant le tribunal correctionnel ou le conseil de l’Ordre pourrait intervenir dans les mois à venir.
Le fait que l’expertise médicale n’ait pas permis d’expliquer clairement l’origine de l’acte renforce le mystère autour de cette affaire. L’avocat de la victime, Me Philippe Courtois, souligne : « Même l’expert ne comprend pas comment cela a pu se produire. » Cette absence d’explication médicale cohérente rend la sanction encore plus urgente aux yeux des victimes.
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Avis des patients : un avis divisé mais marqué par l’émotion
Les avis en ligne reflètent une situation contrastée. D’un côté, des patients satisfaits témoignent d’un suivi de qualité. Marie Claude Brignone déclare : « Il m’a opérée il y a 6 ans, je n’ai plus besoin de lunettes, j’en suis ravie. » Alain Papychat confirme : « Tout s’est très bien passé, aucune séquelle.
J’ai retrouvé une vision quasi parfaite. »
De l’autre côté, des victimes décrivent des séquelles irréversibles. CindYann Vvn affirme : « Pour une simple opération, il m’a abîmé les yeux… je souffre tous les jours. » Bibiche Picquet réagit avec colère : « Non mais franchement, c’est très grave là ! »
Cette division montre que la confiance dans un médecin ne peut pas se baser uniquement sur des avis anonymes. Certains patients défendent un praticien de longue date, tandis que d’autres appellent à la vigilance. Le cas du Dr Castelli montre qu’un professionnel peut avoir des succès tout en commettant des erreurs graves, souvent non détectées à temps.
Que faire si vous êtes concerné par une erreur médicale ?
Si vous ou un proche avez subi une intervention avec le Dr Bernard Castelli et que vous pensez avoir été victime d’une erreur médicale, voici les étapes à suivre :
- Constituez un dossier médical complet: demandez copie de tous vos examens, comptes rendus et courriers.
- Consultez un autre ophtalmologue pour un avis indépendant.
- Contactez un avocat spécialisé en dommages corporels ou responsabilité médicale.
- Déposez plainte:
- Au procureur de la République (volet pénal),
- Et à l’Ordre des médecins (volet disciplinaire).
- Saisissez la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI) si vous souhaitez une indemnisation sans passer par un procès.
Il est également possible de déposer une requête auprès de l’ARS pour demander une suspension administrative provisoire si le praticien exerce toujours. La vigilance est essentielle : chaque patient a le droit de demander des explications claires avant toute intervention.
Bon à savoir
Vous avez deux mois pour déposer plainte après la découverte d’un préjudice. Pour la voie disciplinaire, le délai est de trois mois à compter de la connaissance des faits.
Comment choisir un ophtalmologue en toute sécurité ?
Le cas du Dr Bernard Castelli rappelle l’importance de vérifier les antécédents d’un praticien. Avant toute intervention, prenez le temps de consulter plusieurs avis, d’interroger votre médecin traitant, et de demander des explications précises sur la procédure. Où trouver un bon opticien à Aulnay-sous-Bois peut sembler éloigné, mais le principe est le même : la qualité des soins passe par une recherche rigoureuse du professionnel.
En cas de doute, privilégiez les praticiens affiliés à des centres hospitaliers ou des cliniques reconnues. Évitez les cabinets isolés sans références claires. Le recours à des plateformes officielles comme l’Annuaire Santé ou les fiches de l’Ordre des médecins permet de vérifier si un professionnel est toujours autorisé à exercer.
Questions fréquentes
Le Dr Bernard Castelli exerce-t-il encore ?
Non, son cabinet est fermé définitivement selon PagesJaunes et les sources officielles. Aucune activité médicale n’est enregistrée à son nom depuis plusieurs années.
Peut-on encore porter plainte contre lui ?
Oui, les délais de prescription n’ont pas expiré. Une plainte pénale a déjà été déposée en avril 2022, et une procédure disciplinaire est en cours.
Comment savoir si un ophtalmologue est en cours de sanction ?
Consultez le site de l’Ordre des médecins ou demandez directement au conseil départemental. Les décisions de radiation ou de suspension sont publiques.
Que faire si on a été opéré par lui et qu’on a des séquelles ?
Constituez un dossier médical, consultez un autre ophtalmologue pour un avis indépendant, et contactez un avocat spécialisé en responsabilité médicale.
Existe-t-il d’autres cas d’erreurs médicales similaires ?
Oui, des témoignages similaires ont été rapportés depuis 2008, bien que non documentés publiquement. Des plaintes ont été déposées, mais aucune décision n’a été rendue publique à ce jour.
Quelle est la différence entre une plainte pénale et une plainte disciplinaire ?
La plainte pénale vise une sanction judiciaire (amende, prison), tandis que la plainte disciplinaire peut entraîner une suspension ou une radiation de l’Ordre des médecins.
Peut-on obtenir une indemnisation sans aller en justice ?
Oui, via la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI), qui permet un règlement à l’amiable sans procès.
Quel est le rôle de l’ARS dans ces affaires ?
L’ARS peut suspendre temporairement un praticien si un risque pour la santé publique est avéré, même en attendant le jugement.