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30/03/2026

6–9 minutes

Combien coûte un implant DMLA en 2026 et est-il remboursé ?

Clémence Lefèvre

Poupée œil en plastique rouge et bleu, jouet pour enfants, symbole de divertissement et de créativit.

Qu’est-ce que l’implant rétinien PRIMA pour la DMLA sèche ?

L’implant rétinien PRIMA est une avancée technologique conçue pour restaurer une partie de la vision centrale chez les personnes atteintes de DMLA sèche, une maladie dégénérative qui touche la macula et entraîne une perte progressive de la vision fine. Contrairement à la forme humide, qui peut être stabilisée par des injections, la DMLA sèche n’a, à ce jour, aucun traitement curatif.

Elle affecte environ 1,5 million de personnes de plus de 60 ans en France. C’est dans ce contexte médical que l’implant PRIMA, développé initialement par Pixium Vision — racheté depuis par Science Corporation —, s’impose comme une solution innovante.

Le dispositif fonctionne en association avec une paire de lunettes équipées d’une caméra et d’un processeur portable. Les images capturées sont converties en faisceaux infrarouges projetés directement sur l’implant greffé sous la rétine. Ce dernier, d’une taille de 2 mm sur 2 mm, contient 378 électrodes qui stimulent les cellules nerveuses résiduelles, permettant au cerveau d’interpréter ces signaux comme des formes lumineuses.

L’implant est sans fil et s’active grâce à l’énergie lumineuse, une caractéristique qui le rend particulièrement autonome.

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Répondez à ces quelques questions pour évaluer si vous pourriez être candidat à l’implantation dans le cadre d’un essai clinique.

Prix d’un implant DMLA en 2026 : combien coûte la procédure complète ?

Lunettes de vue modernes avec monture transparente, posées sur un support blanc.

En 2026, le coût total d’une intervention d’implantation rétinienne PRIMA s’élève en moyenne à 45 000 euros par œil. Ce montant comprend plusieurs composantes essentielles : l’implant lui-même, facturé environ 30 000 euros, l’intervention chirurgicale (hospitalisation, équipe médicale, anesthésie) pour un montant de 8 000 à 10 000 euros, les lunettes connectées et le processeur portable (5 000 à 6 000 euros), ainsi que le suivi médical post-opératoire, dont la rééducation visuelle et les ajustements techniques, évalué à 2 000 euros sur la première année.

Il s’agit d’un investissement considérable, d’autant que l’intervention est souvent envisagée sur un seul œil, l’autre étant trop endommagé pour bénéficier du dispositif. Par comparaison, des systèmes similaires à l’étranger, comme l’implant Argus II aux États-Unis, affichent des prix comparables, souvent exclus des remboursements par les assurances santé. En France, l’absence de prise en charge par la Sécurité sociale rend l’accès à cette technologie particulièrement difficile pour la majorité des patients.

Remboursement par la Sécurité sociale : prise en charge partielle ou nulle ?

À ce jour, l’implant rétinien PRIMA n’est pas remboursé par l’Assurance maladie en France, même si son utilisation est autorisée dans le cadre d’essais cliniques multicentriques comme PRIMAvera. La Haute Autorité de Santé (HAS) n’a pas encore évalué sa mise en œuvre dans le parcours de soins standard, ce qui empêche son inscription au Code de la sécurité sociale. Ainsi, l’implant et les lunettes intelligentes restent exclus des remboursements.

Cependant, certaines dépenses liées à l’intervention peuvent être partiellement prises en charge : l’hospitalisation et l’anesthésie sont remboursées à hauteur de 80 % si réalisées dans un établissement public (CHU), les consultations ophtalmologiques sont couvertes comme tout acte médical conventionné, et les examens pré-opératoires (angiographie, OCT, etc.) sont pris en charge à 100 % en cas d’Affection de Longue Durée (ALD). Mais sans prise en charge de l’implant lui-même, le ticket modérateur reste très élevé.

Mutuelles et aides financières : quelles solutions pour alléger la charge ?

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Question 1 : Quelle aide peut couvrir les lunettes électroniques mais pas l’implant PRIMA ?

Où se faire opérer en France ? Les centres spécialisés en 2026

Professionnels de la santé en salle d'opération avec équipements médicaux modernes.

Plusieurs centres hospitaliers français disposent de l’expertise nécessaire pour implanter le dispositif PRIMA. Ces établissements sont souvent intégrés à des réseaux d’essais cliniques et bénéficient d’un suivi technique et scientifique rigoureux. Parmi les principaux centres figurent l’Hôpital des Quinze-Vingts à Paris, pionnier dans les premiers essais cliniques, le CHU de Lyon (Hospices Civils de Lyon), qui participe à l’étude PRIMAvera, ainsi que la Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild, reconnue pour son excellence en chirurgie rétinienne.

Le CHU de Bordeaux et celui de Montpellier font également partie des centres investigateurs agréés. L’accès à ces établissements est souvent conditionné par une évaluation médicale rigoureuse, notamment sur l’état de la rétine résiduelle et l’acuité visuelle. En raison de la complexité de l’intervention et du suivi post-opératoire intensif (rééducation visuelle, calibration des lunettes, suivi neurologique), seuls ces centres disposent des ressources humaines et techniques nécessaires.

Alternatives à l’implant : que faire en attendant un accès plus large ?

Pour les patients qui ne peuvent pas accéder à l’implant pour des raisons financières ou médicales, plusieurs alternatives permettent de maintenir une autonomie visuelle. Les aides optiques électroniques, telles que les loupes connectées ou les lunettes à zoom (comme eSight), offrent une amélioration notable de la vision. Les applications mobiles utilisant la reconnaissance optique de caractères (OCR), comme Microsoft Seeing AI ou Google Lookout, aident à lire du texte imprimé ou identifier des objets.

La rééducation en basse vision, assurée par des orthoptistes et des ergothérapeutes, est également essentielle. Elle permet d’optimiser l’utilisation de la vision résiduelle grâce à des exercices adaptés. Enfin, certains compléments alimentaires, riches en lutéine, zinc et oméga-3, peuvent contribuer à ralentir la progression de la maladie, bien que leur efficacité soit limitée à un effet stabilisateur.

Ces solutions sont souvent partiellement remboursées par la Sécurité sociale ou les mutuelles, ce qui les rend plus accessibles.

Perspectives d’avenir : vers un remboursement généralisé ?

En 2026, l’implant PRIMA fait l’objet d’une demande d’évaluation formelle auprès de la HAS. Si les données de sécurité et d’efficacité se confirment sur le long terme, une inscription au remboursement partiel pourrait intervenir d’ici 2028. Par ailleurs, la réduction prévue du coût de fabrication pourrait faire baisser le prix de l’implant à moins de 30 000 euros d’ici 2030, rendant la technologie plus accessible.

Des discussions sont en cours avec la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) pour intégrer ce dispositif dans les parcours de soins des patients âgés en perte de vision. Une prise en charge progressive, similaire à celle des prothèses auditives haut de gamme, semble envisageable. Dans ce contexte, [33% relevant] /protheses-auditives-acheter-meilleur-prix pourrait offrir des pistes comparatives sur les modalités de remboursement des dispositifs médicaux innovants.

Questions fréquentes

L’implant PRIMA guérit-il la DMLA sèche ?
Non. L’implant ne guérit pas la maladie, mais il restaure une vision centrale partielle, suffisante pour lire des mots simples ou reconnaître des visages.

Puis-je bénéficier de l’implant si je suis en ALD ?
L’ALD couvre les examens pré-opératoires et les consultations, mais pas l’implant lui-même ni les lunettes connectées.

Combien de temps dure l’implant ?
L’implant est conçu pour une durée de vie longue, sans remplacement prévu à ce jour. Le suivi régulier permet d’en assurer le bon fonctionnement.

Est-ce que les lunettes sont incluses dans le prix ?
Oui, le coût total de 45 000 euros inclut l’implant, les lunettes, le processeur et le suivi post-opératoire.

Peut-on implanter les deux yeux ?
En général, l’intervention est réalisée sur un seul œil, car l’autre est souvent trop endommagé. Chaque cas est évalué individuellement.

Quelle est la durée de l’intervention ?
L’opération dure environ deux heures, suivie d’une hospitalisation de quelques jours pour surveillance.

Y a-t-il des risques d’effets secondaires ?
Comme toute chirurgie oculaire, il existe des risques d’infection, de décollement de rétine ou de complications liées à l’anesthésie.

Comment fonctionne le suivi après l’implantation ?
Le patient bénéficie d’un accompagnement sur 12 mois comprenant des consultations, des ajustements techniques et une rééducation visuelle personnalisée.

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