Qu’est-ce que la complémentaire tranche 1 sur la fiche de paie ?
La mention « complémentaire tranche 1 » figure dans la rubrique retraite de votre bulletin de salaire. Elle ne concerne ni la mutuelle, ni la prévoyance, mais bien votre retraite complémentaire. Cette cotisation permet de financer le régime Agirc-Arrco, qui complète le montant de la retraite de base.
L’appellation « tranche 1 » signifie que cette part s’applique à la première tranche de votre salaire brut, celle qui n’excède pas le Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (PMSS). Ce plafond est fixé à 3 925 € en 2026, ce qui correspond à la limite utilisée pour le calcul des cotisations sociales.
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Pourquoi distingue-t-on plusieurs tranches de cotisation ?
Le système Agirc-Arrco repose sur un découpage en tranches salariales pour assurer une contribution progressive. La tranche 1 couvre la rémunération brute allant de 0 à 1 × PMSS, soit jusqu’à 3 925 €. La tranche 2 s’applique au salaire compris entre 1 et 8 fois le PMSS, donc jusqu’à 31 400 € brut mensuel.
Ce mécanisme permet d’adapter les taux de cotisation en fonction du niveau de revenu. Les taux sont plus élevés sur la tranche 2, ce qui reflète une contribution plus importante des salariés aux revenus supérieurs. Cette répartition vise à maintenir un équilibre financier tout en tenant compte de la capacité contributive de chacun.
Quels sont les taux applicables en 2026 pour la tranche 1 ?
Les taux de cotisation sont définis par accord interprofessionnel. En 2026, les prélèvements salariaux pour la tranche 1 incluent deux composantes : la cotisation complémentaire proprement dite et la Contribution d’Équilibre Général (CEG). Le taux de la cotisation complémentaire est fixé à 3,15 %, tandis que celui de la CEG s’élève à 0,86 %.
La somme de ces deux éléments donne un taux total de 4,01 % pour le salarié. Ce taux est fréquemment affiché en une seule ligne sur la fiche de paie, ce qui peut prêter à confusion. Il est donc utile de savoir qu’il intègre deux prélèvements distincts, chacun ayant une finalité précise dans le fonctionnement du régime de retraite complémentaire.
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Question 1 : Quel taux s’applique à la tranche 1 en 2026 ?
Et la tranche 2, quand entre-t-elle en jeu ?
La tranche 2 est activée dès que votre salaire brut mensuel dépasse 3 925 €. Elle concerne la partie du revenu située entre 1 et 8 fois le PMSS. Les taux y sont sensiblement plus élevés : 8,64 % pour la cotisation complémentaire et 1,08 % pour la CEG, soit un taux salarial total de 9,72 %.
Cela signifie que pour chaque euro gagné au-delà du plafond, vous cotisez près du double par rapport à la tranche 1. Ce mécanisme vise à renforcer la solidarité entre les tranches de revenus tout en garantissant une progression des droits à la retraite pour les salariés aux salaires plus élevés.
La répartition entre employeur et salarié est-elle toujours la même ?
En principe, les cotisations Agirc-Arrco sont réparties à 60 % pour l’employeur et 40 % pour le salarié, et cela s’applique aux deux tranches. Cette répartition standard peut toutefois être modifiée par un accord d’entreprise ou une convention collective.
Certains employeurs choisissent de prendre en charge une part plus importante, voire la totalité, pour renforcer leur politique sociale ou améliorer la rémunération nette des employés. C’est pourquoi il est recommandé de consulter les documents RH de votre entreprise ou les accords de branche pour connaître les modalités exactes qui vous concernent.
Comment ces cotisations se transforment-elles en points de retraite ?
Chaque euro versé dans le cadre des cotisations Agirc-Arrco est converti en points. Le nombre de points acquis dépend de deux éléments : le montant de vos cotisations et la valeur du point, actualisée chaque année. En 2026, la valeur du point est de 0,6065 €.
À la fin de votre carrière, vos points sont multipliés par cette valeur, puis par 12, pour déterminer le montant annuel de votre retraite complémentaire. Par exemple, si vous avez accumulé 10 000 points, votre pension annuelle sera de 72 780 € (10 000 × 0,6065 × 12). Plus vous cotisez, plus vous accumulez de points, et plus votre future retraite sera élevée.
| Élément | Taux salarié (tranche 1) | Taux salarié (tranche 2) |
|---|---|---|
| Cotisation complémentaire | 3,15 % | 8,64 % |
| Contribution d’équilibre général (CEG) | 0,86 % | 1,08 % |
| Total | 4,01 % | 9,72 % |
Quelle est la différence entre tranche 1 et tranche A ?
Il n’y a aucune différence. Les termes « tranche 1 » et « tranche A » désignent exactement la même chose. Cette dernière appellation était utilisée avant la fusion des régimes Agirc et Arrco en 2019.
Depuis cette date, le système a été uniformisé, et la nomenclature tranche 1 est désormais la norme. Toutefois, certains logiciels de paie ou conventions collectives peuvent encore utiliser l’ancienne terminologie. Si vous voyez « tranche A » sur votre bulletin, sachez que cela correspond bien à la tranche 1 actuelle.
Comment vérifier que vos cotisations sont bien calculées ?
Plusieurs points méritent votre attention. La base de calcul pour la tranche 1 doit correspondre à votre salaire brut, dans la limite du PMSS (3 925 €). Le taux appliqué doit être de 4,01 % si la CEG est incluse.
Si votre salaire dépasse ce seuil, une ligne dédiée à la tranche 2 doit apparaître. En cas de doute, vous pouvez consulter votre Déclaration Sociale Nominative (DSN) ou demander une explication à votre service des ressources humaines. Une vérification régulière permet d’éviter les erreurs de calcul et de s’assurer que vos droits à la retraite sont correctement enregistrés.
Et la Contribution d’équilibre technique (CET), où est-elle passée ?
La CET n’a pas disparu. Elle s’applique toujours aux salaires compris entre 1 et 2 fois le PMSS, soit jusqu’à 7 850 € brut mensuel. Son taux pour le salarié est de 0,14 %.
Contrairement à la CEG, elle n’est pas toujours visible en tant que ligne distincte sur la fiche de paie. Selon les logiciels utilisés, elle peut être regroupée avec d’autres prélèvements ou mentionnée séparément. Elle joue un rôle d’ajustement financier pour garantir l’équilibre du régime de retraite complémentaire, notamment en période de transition démographique.
Que faire si vous ne voyez pas cette cotisation sur votre bulletin ?
Deux situations peuvent expliquer l’absence de cette ligne. Premièrement, si votre salaire est très faible ou si vous êtes à temps très partiel, certains dispositifs permettent une exonération temporaire. Deuxièmement, il peut s’agir d’une erreur de saisie, surtout si vous êtes cadre ou employé du secteur privé.
Dans ce cas, il est conseillé de contacter rapidement votre gestionnaire de paie ou votre expert-comptable pour rectifier la situation. L’absence de cotisation signifie une perte de droits à la retraite complémentaire, ce qui peut avoir un impact significatif sur votre pension future.
Questions fréquentes
Q. La complémentaire tranche 1 concerne-t-elle aussi les intérimaires ?
Oui, tous les salariés du secteur privé, y compris les intérimaires, sont assujettis à ce régime.
Q. Est-elle déductible des impôts ?
Non, ces cotisations ne sont pas déductibles du revenu imposable.
Q. Peut-on y renoncer ?
Non, la cotisation est obligatoire pour les salariés couverts par Agirc-Arrco.
Q. Les fonctionnaires en bénéficient-ils ?
Non, ils relèvent d’un régime spécifique, distinct du régime général.
Q. Où retrouver le détail de mes points accumulés ?
Vous pouvez consulter votre compte sur le site agirc-arrco.fr ou via l’application Info Retraite.