Une consultation de bilan kinésithérapique marque souvent le début d’un parcours de soins visant à traiter une douleur, une blessure ou une limitation fonctionnelle. En 2026, ces bilans restent une étape fondamentale pour poser un diagnostic précis et établir un plan de traitement adapté. Pourtant, la facture qui en découle suscite souvent des interrogations: quels actes sont inclus?
Pourquoi certains tarifs varient-ils? Comment est-elle prise en charge par l’Assurance Maladie et la mutuelle? Ces questions sont légitimes, surtout lorsque les frais de santé augmentent et que la transparence des coûts est devenue un enjeu majeur.
La facture bilan kiné n’est pas un simple document comptable. Elle constitue un élément essentiel du dossier médical, servant de justificatif pour le remboursement, mais aussi de référence pour le suivi du patient. En tant que document officiel, elle doit respecter des normes strictes en matière de mentions obligatoires, de codification des actes et de conformité aux conventions médicales.
En 2026, les règles ont évolué pour renforcer la traçabilité des soins, avec un système de télétransmission des feuilles de soins désormais bien intégré dans les cabinets.
Comprendre cette facture, c’est aussi mieux maîtriser son parcours de soins. Savoir déchiffrer les codes NGAP, reconnaître les dépassements d’honoraires ou anticiper le rôle de sa complémentaire santé permet de mieux gérer ses dépenses et d’éviter les mauvaises surprises. Ce guide vous accompagne pas à pas dans l’analyse de votre facture bilan kiné, en vous détaillant chaque composante, les règles de remboursement en vigueur cette année, et les démarches à suivre pour optimiser votre prise en charge.
Le contenu détaillé d’une facture bilan kiné: que devez-vous vérifier?
Une facture de bilan kinésithérapique doit respecter un cadre réglementaire précis. Elle n’est pas laissée à l’appréciation du praticien, mais suit un modèle standardisé qui garantit la transparence et la lisibilité pour le patient, l’Assurance Maladie et les organismes complémentaires. En 2026, tous les kinésithérapeutes exerçant en secteur 1 ou 2 sont tenus de fournir un document comportant des mentions obligatoires, sous peine de voir leur demande de remboursement rejetée.
Le contrôle de la facture par le patient est une étape cruciale. Elle permet non seulement de vérifier la justesse des actes facturés, mais aussi d’assurer la conformité administrative nécessaire au remboursement. Un document incomplet ou erroné peut retarder ou même bloquer le versement des indemnités par l’Assurance Maladie.
Il est donc indispensable de savoir quels éléments doivent figurer sur cette facture et comment les identifier rapidement.
Les informations obligatoires sur la facture
Chaque facture de bilan kiné doit contenir un ensemble d’informations précises, regroupées en plusieurs blocs distincts. Ces mentions sont imposées par les dispositions du Code de la sécurité sociale et des conventions médicales nationales. Leur absence ou leur inexactitude peut avoir des conséquences directes sur la prise en charge.
Identification du patient et du professionnel
Le haut de la facture doit comporter l’identité complète du patient: nom, prénom, date de naissance, numéro de sécurité sociale, et adresse. Ces éléments permettent d’associer les soins aux bons bénéficiaires et de croiser les données avec le système d’information de l’Assurance Maladie. À côté, les coordonnées du kinésithérapeute sont obligatoires: nom, prénom, numéro ADELI (Autorisation de Dispenser des Etudes et de Libérer des Informations), adresse du cabinet, numéro de téléphone, et coordonnées bancaires si le règlement est effectué par virement.
Le praticien doit également indiquer son statut conventionnel: secteur 1, secteur 2 ou installation conventionnée contrôlée (ICC). Cette mention influence directement le montant des dépassements d’honoraires autorisés. En 2026, environ 72 % des kinésithérapeutes exercent en secteur 1, où les tarifs sont strictement encadrés, tandis que le reste pratique des dépassements modérés ou importants selon les régions et les spécialités.
Détail des actes réalisés et tarifs appliqués
Le cœur de la facture réside dans la description des actes effectués lors du bilan. Chaque prestation doit être codifiée selon la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP), en vigueur depuis plusieurs années mais régulièrement mise à jour. En 2026, le bilan kinésithérapique est principalement identifié par le code K01, qui correspond à une « évaluation fonctionnelle initiale » d’une durée moyenne de 30 à 45 minutes.
La facture doit lister chaque acte avec sa désignation, son code NGAP, le nombre d’unités pratiquées, et le prix unitaire. Par exemple, un bilan K01 est facturé 38 € en secteur 1, mais peut atteindre 55 € en secteur 2 selon le praticien. D’autres actes peuvent être associés, comme des tests spécifiques (examen postural, bilan musculaire, analyse de la marche), codés K02, K03 ou K04, et facturés en supplément.
Le montant total TTC doit figurer en bas de la facture, accompagné de la mention du mode de règlement (espèces, carte bancaire, virement, ou tiers payant). En cas de paiement partiel ou différé, ces modalités doivent être précisées.
Mentions légales et informations de paiement
La facture doit comporter plusieurs mentions légales obligatoires: la date de la prestation, le numéro de facture (unique et séquentiel), la mention « Facture payée » ou « Paiement reçu », et la signature manuscrite ou électronique du praticien. Depuis 2023, les factures électroniques sont pleinement reconnues, à condition qu’elles soient sécurisées et non modifiables (format PDF signé électroniquement).
En 2026, la majorité des cabinets utilisent des logiciels de gestion médicale qui génèrent automatiquement des factures conformes, intégrées au système de télétransmission Ameli. Cela réduit les erreurs et accélère le processus de remboursement. Toutefois, certaines structures rurales ou indépendantes continuent d’émettre des factures papier, qu’il est important de conserver jusqu’au complet remboursement.
Comprendre la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP)
La NGAP est le référentiel national qui régit la codification des actes de kinésithérapie. Elle est négociée entre les syndicats de professionnels de santé et l’Assurance Maladie, et fixe les tarifs remboursés. En 2026, cette nomenclature a été simplifiée pour améliorer la lisibilité, avec un regroupement des actes similaires et une suppression de certains codes redondants.
Les codes spécifiques au bilan kinésithérapique
Le code K01 reste le principal acte facturé lors d’un bilan initial. Il couvre l’interrogatoire du patient, l’analyse clinique, les tests fonctionnels, et l’établissement du projet de soins. Ce code est pris en charge à 70 % par l’Assurance Maladie, dans la limite du tarif conventionné de 38 €.
D’autres codes peuvent compléter le bilan selon la pathologie traitée:
- K02: Bilan postural approfondi (15 € supplémentaires)
- K03: Bilan musculaire dynamique (12 €)
- K04: Analyse de la marche avec capteurs (20 €)
- K05: Bilan respiratoire (18 €)
Ces actes sont facturés en supplément du K01, mais doivent être justifiés par une nécessité médicale. Le kinésithérapeute doit pouvoir démontrer que ces évaluations étaient indispensables au diagnostic ou au suivi de la pathologie. En cas de contrôle, l’absence de justification peut entraîner le rejet du remboursement par l’Assurance Maladie.
L’impact de la NGAP sur le tarif conventionné
Le tarif conventionné est le montant maximum remboursé par l’Assurance Maladie pour un acte donné. En secteur 1, le praticien ne peut pas dépasser ce tarif. En secteur 2, des dépassements sont autorisés, mais ils doivent être justifiés par des motifs objectifs (expérience, localisation, équipements spécifiques).
En 2026, un nouveau barème limite les dépassements à 20 % maximum pour les bilans, contre 30 % en 2025, afin de maîtriser les dépenses de santé.
Le patient reste libre de choisir son praticien, même en secteur 2, mais il doit être informé en amont du montant exact qu’il devra supporter. Cette information préalonde, obligatoire depuis 2024, doit être fournie par écrit ou en version numérique avant la première séance.
Les honoraires du kinésithérapeute: entre convention et dépassements
Le tarif d’un bilan kiné dépend de plusieurs facteurs: le statut conventionnel du praticien, la région d’exercice, le niveau d’équipement du cabinet, et la complexité du bilan. En 2026, la moyenne nationale pour un bilan complet (K01 + compléments) s’établit à 52 €, avec des écarts allant de 38 € (secteur 1) à 80 € (secteur 2 en zone urbaine).
Les tarifs conventionnés de base pour 2026
Le tarif de convention pour le code K01 est fixé à 38 € en 2026, inchangé depuis 2023. Ce montant est remboursé à 70 % par l’Assurance Maladie, soit 26,60 €. Le reste à charge est pris en charge par la mutuelle, si celle-ci couvre les soins kinésithérapiques.
La majorité des contrats standard prévoient un remboursement de 100 % à 200 % du tarif conventionné, ce qui peut couvrir tout ou partie des dépassements.
Les autres actes complémentaires ont également des tarifs fixés:
- K02: 15 €
- K03: 12 €
- K04: 20 €
- K05: 18 €
Leur cumul peut donc entraîner un reste à charge significatif si la mutuelle ne couvre pas intégralement ces prestations.
Les dépassements d’honoraires: quand sont-ils autorisés et comment les anticiper?
Les dépassements d’honoraires sont autorisés uniquement en secteur 2. Ils doivent être justifiés par des éléments objectifs: formation spécialisée (ex.: bilan du sportif de haut niveau), utilisation de matériel médical coûteux (plateforme de force, podoscope numérique), ou localisation dans une zone à forte demande (grandes villes, zones touristiques).
En 2026, les dépassements sont plafonnés à 20 % du tarif conventionné pour l’acte principal (K01), soit un maximum de 45,60 €. Au-delà, le montant excédentaire n’est pas considéré comme « justifié » et ne peut pas figurer sur la feuille de soins transmise à l’Assurance Maladie. Il doit être réglé en dehors du circuit de remboursement, ce qui signifie qu’il ne sera pas pris en charge par la mutuelle.
Il est donc crucial, avant le bilan, de demander au kinésithérapeute un devis détaillé ou une estimation écrite du coût total. Cette pratique, bien que non systématique, est de plus en plus demandée par les patients soucieux de maîtriser leurs dépenses.
Le rôle de l’information préalable du patient
Depuis 2024, tout kinésithérapeute en secteur 2 est tenu de remettre une information préalonde écrite avant la première séance. Ce document doit indiquer le montant exact du bilan, la nature des actes prévus, les dépassements appliqués, et les modalités de paiement. Le patient doit signer un accusé de réception, qui protège à la fois le praticien et le patient en cas de litige.
En 2026, ce dispositif est largement appliqué, avec des taux de conformité dépassant 85 % selon les rapports de la Haute Autorité de Santé. Toutefois, certaines irrégularités persistent, notamment dans les cabinets indépendants ou lors de consultations ponctuelles. En cas d’absence de cette information, le patient peut contester le montant facturé et demander une correction de la facture.
Calculateur de remboursement bilan kiné 2026
Estimez votre remboursement Assurance Maladie et mutuelle pour un bilan kinésithérapique.
Remboursement Ameli: €
Remboursement mutuelle: €
Reste à charge: €
Le remboursement de votre facture bilan kiné: les étapes clés en 2026

Le remboursement d’un bilan kinésithérapique suit un processus bien défini, impliquant plusieurs acteurs: le patient, le kinésithérapeute, l’Assurance Maladie et la mutuelle. En 2026, ce système est largement dématérialisé, mais certaines situations nécessitent encore des démarches manuelles. Comprendre chaque étape permet de s’assurer que le remboursement intervienne dans les délais et sans accroc.
Le point de départ du remboursement est la feuille de soins, document officiel qui résume les actes effectués et leur codification NGAP. Depuis plusieurs années, la feuille de soins électronique (FSE) est devenue la norme, transmise automatiquement par le cabinet au système Ameli. Cette évolution a considérablement réduit les délais de traitement, qui s’établissent désormais en moyenne à 3,2 jours contre 12 jours en 2020.
La prise en charge par l’Assurance Maladie
L’Assurance Maladie prend en charge une partie des frais de bilan kiné, selon un taux fixe et un plafond basé sur le tarif conventionné. Ce système vise à garantir un accès équitable aux soins, tout en maîtrisant la progression des dépenses publiques de santé. En 2026, les règles de remboursement ont été clarifiées pour mieux intégrer les parcours de soins coordonnés.
Le taux de remboursement standard
Le taux de remboursement standard pour un bilan kiné (code K01) est de 70 % du tarif conventionné, soit 26,60 € sur un acte facturé 38 €. Ce taux s’applique uniquement si le patient est en parcours de soins coordonnés, c’est-à-dire s’il a consulté un médecin traitant au préalable et obtenu une ordonnance. En dehors de ce cadre, le remboursement chute à 30 %, soit 11,40 €, ce qui entraîne un reste à charge beaucoup plus élevé.
Il est donc essentiel de ne pas sauter l’étape du médecin traitant. Celui-ci joue un rôle central dans la coordination des soins et la validation de la nécessité du bilan. En 2026, plus de 89 % des remboursements de kinésithérapie sont effectués dans le cadre du parcours de soins, contre 76 % en 2020, ce qui montre une meilleure adhésion des patients aux règles en vigueur.
L’importance de l’ordonnance médicale pour le remboursement
L’ordonnance est un document indispensable pour le remboursement. Elle doit être rédigée par un médecin (généraliste, spécialiste, ou médecin du travail) et indiquer clairement la nature du bilan demandé. Une ordonnance trop vague (« bilan kiné ») peut être rejetée par l’Assurance Maladie, tandis qu’une mention précise (« bilan postural », « bilan musculaire après entorse ») facilite la validation.
Depuis 2025, les ordonnances peuvent être transmises en version numérique via le Dossier Médical Partagé (DMP). Le kinésithérapeute peut alors y accéder directement, sans que le patient ait besoin de l’imprimer. Cette fonctionnalité est utilisée dans 68 % des cabinets équipés, mais son adoption est inégale selon les régions.
Les cas particuliers: affections de longue durée (ALD) et accidents du travail
Les patients atteints d’affections de longue durée (ALD) bénéficient d’un régime de remboursement particulier. Pour ces pathologies (ex.: arthrose sévère, sclérose en plaques, lombalgie chronique), la prise en charge passe à 100 % du tarif conventionné, sans reste à charge pour l’Assurance Maladie. Le bilan kiné entre alors dans le cadre du parcours de soins spécifique à l’ALD, sans nécessité de passage par le médecin traitant à chaque fois.
En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, c’est la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) qui prend en charge les frais à 100 %, y compris les dépassements d’honoraires justifiés. Le bilan doit alors être validé par le médecin conseil de la CPAM, et les actes sont codifiés selon un référentiel spécifique (nomenclature AT/MP).
Le rôle de votre mutuelle ou complémentaire santé
La mutuelle joue un rôle central dans la couverture du reste à charge. En 2026, la quasi-totalité des Français (95 %) possèdent une complémentaire santé, qu’elle soit individuelle, collective ou solidaire (ACS, CMU-C). Le niveau de remboursement varie fortement selon le contrat souscrit, ce qui impacte directement le coût final pour le patient.
Comment fonctionne le remboursement complémentaire?
Le remboursement complémentaire s’effectue après celui de l’Assurance Maladie. Il est basé sur un pourcentage du tarif conventionné, souvent exprimé en « fois le tarif de base ». Par exemple, une mutuelle à 200 % rembourse 76 € pour un bilan K01 (2 × 38 €), ce qui couvre l’intégralité du tarif conventionné et une partie du dépassement.
Toutefois, si le bilan coûte 60 €, le remboursement de la mutuelle ne dépasse pas 76 €, mais le patient doit toujours régler les 22 € excédentaires si la mutuelle ne couvre pas les dépassements. C’est pourquoi il est essentiel de vérifier les garanties de son contrat avant de consulter.
Choisir une mutuelle adaptée aux besoins en kinésithérapie
Les contrats de mutuelle varient grandement en matière de remboursement kiné. Certains plans basiques offrent seulement 100 % du tarif conventionné, tandis que les formules premium peuvent atteindre 300 % ou inclure des forfaits annuels illimités. En 2026, les familles nombreuses ou les sportifs amateurs privilégient les contrats avec forfaits kiné élevés, parfois jusqu’à 600 € par an.
Il est conseillé de comparer les offres via des simulateurs en ligne ou en consultant un courtier. Des plateformes comme comparateur de mutuelles permettent d’identifier les meilleures garanties selon son profil médical.
Le tiers payant: une simplification appréciable
Le tiers payant permet au patient de ne rien avancer lors de la consultation. Le kinésithérapeute est payé directement par l’Assurance Maladie et la mutuelle. En 2026, ce système est généralisé pour les soins courants, mais il dépend de l’équipement du cabinet et de l’accord de la mutuelle.
Le tiers payant intégral couvre à la fois la part de l’Assurance Maladie et celle de la mutuelle. Il est automatique pour les bénéficiaires de la CMU-C ou de l’ACS, mais facultatif pour les autres. Certains patients préfèrent payer puis être remboursés plus tard, notamment si leur mutuelle met plus de temps à verser les indemnités.
Les démarches administratives pour obtenir le remboursement
Bien que le système soit largement automatisé, certaines situations exigent encore une intervention du patient. Connaître les bonnes démarches évite les retards et les erreurs de traitement.
La feuille de soins électronique (FSE)
La FSE est générée par le logiciel du kinésithérapeute et transmise directement à Ameli. Elle contient toutes les informations nécessaires: actes codés, montant, date, et coordonnées. Le patient reçoit un accusé de télétransmission par SMS ou mail, qu’il peut consulter sur son espace Ameli.
En 2026, plus de 92 % des feuilles de soins sont électroniques. Les délais de remboursement médians sont de 3 jours pour l’Assurance Maladie et de 5 jours supplémentaires pour la mutuelle, contre 8 jours en 2022.
La feuille de soins papier: quand l’utiliser?
La feuille de soins papier est encore utilisée dans les cas suivants: absence de connexion internet, cabinet non équipé, patient non inscrit à la FSE, ou soins à l’étranger. Elle doit être remplie lisiblement, signée, et envoyée par courrier à la caisse d’assurance maladie.
Le traitement prend alors entre 15 et 30 jours. Il est recommandé de l’envoyer en lettre recommandée avec accusé de réception pour garantir la traçabilité.
Les délais de traitement et de versement
Les délais de remboursement dépendent du mode de transmission. Pour la FSE, le versement intervient en moyenne 3 jours après la consultation. Pour le papier, il faut compter 3 semaines.
La mutuelle suit généralement avec un délai supplémentaire de 2 à 7 jours.
En cas de retard anormal (plus de 10 jours pour une FSE), il est possible de contacter Ameli via son espace en ligne ou par téléphone. Des erreurs de codification ou de transmission peuvent survenir, mais elles sont rapidement corrigées.
Testez vos connaissances sur le remboursement kiné
Question 1: Quel est le taux de remboursement Ameli pour un bilan kiné en parcours de soins en 2026?
Question 2: Le tiers payant est-il obligatoire en 2026?
Optimiser vos dépenses de kinésithérapie: conseils pratiques

Les frais de kinésithérapie peuvent représenter une charge significative pour les ménages, surtout en cas de bilans répétés ou de pathologies chroniques. En 2026, plusieurs leviers permettent d’optimiser ces dépenses, que ce soit en amont (choix du praticien, du contrat mutuelle) ou en aval (suivi des remboursements, recours aux aides).
La prévention et la planification sont les clés pour éviter les mauvaises surprises. Anticiper le coût d’un bilan, bien choisir son kinésithérapeute et sa mutuelle, et suivre activement les remboursements permettent de mieux maîtriser ses dépenses de santé. Voici plusieurs conseils concrets pour y parvenir.
Comparer les offres de mutuelles pour une meilleure couverture
Le marché des mutuelles est vaste et complexe. Tous les contrats ne se valent pas en matière de remboursement kiné. Certains plans basiques offrent à peine 100 % du tarif conventionné, ce qui laisse un reste à charge important en cas de dépassement.
D’autres, plus complets, prévoient des forfaits annuels allant jusqu’à 800 €, idéaux pour les patients fréquents.
Il est conseillé de comparer les garanties spécifiques aux soins de kinésithérapie, notamment le taux de remboursement, la présence d’un forfait annuel, et la couverture des dépassements. Des plateformes comme comparateur de complémentaires santé permettent de simuler précisément le coût réel selon son profil.
Poser les bonnes questions à votre kinésithérapeute avant le bilan
Avant de vous engager dans un bilan, prenez le temps d’échanger avec le praticien. Demandez-lui le coût exact, les actes prévus, la durée de la séance, et la possibilité de tiers payant. Ces informations vous permettront de mieux anticiper et de choisir un professionnel aligné avec vos attentes et votre budget.
Un bon kinésithérapeute ne se contente pas de soigner: il informe, accompagne, et respecte le parcours de soins. Il doit être en mesure de vous fournir une estimation claire et transparente.
Suivre l’évolution des tarifs et des remboursements en ligne
Les tarifs et les règles de remboursement évoluent chaque année. En 2026, l’Assurance Maladie met à disposition un simulateur en ligne qui permet de consulter les tarifs conventionnés, les taux de remboursement, et les conditions d’accès aux soins. Ce service, accessible via ameli.fr(/medecine), est régulièrement mis à jour et très fiable.
Suivre ces évolutions vous permet de détecter les changements utiles, comme une augmentation du forfait ALD ou une extension du tiers payant.
Les aides spécifiques pour les situations financières difficiles
Des dispositifs existent pour aider les patients en difficulté financière. L’Aide Complémentaire Santé (ACS) et la CMU-C permettent d’obtenir une couverture à 100 %, y compris pour les dépassements d’honoraires. Le tiers payant est alors obligatoire et intégral.
Des associations locales ou des centres de santé peuvent aussi proposer des consultations à tarifs réduits, notamment dans les zones sous-équipées. Ces structures sont souvent soutenues par les collectivités locales ou des fonds européens.
| Acte | Code NGAP | Tarif 2026 (€) | Remb. Ameli (70%) |
|---|---|---|---|
| Bilan kiné initial | K01 | 38 | 26,60 |
| Bilan postural | K02 | 15 | 10,50 |
| Bilan musculaire | K03 | 12 | 8,40 |
| Analyse de la marche | K04 | 20 | 14,00 |
Questions fréquentes
Est-ce que tous les kinésithérapeutes pratiquent les mêmes tarifs?
Non, les tarifs ne sont pas uniformes. En secteur 1, le tarif du bilan kiné est fixé à 38 €, sans dépassement autorisé. En secteur 2, des dépassements sont possibles, dans la limite de 20 % du tarif conventionné en 2026, soit 45,60 € maximum pour le code K01.
Certains praticiens peuvent facturer davantage, mais cette partie excédentaire ne sera pas prise en charge par l’Assurance Maladie ni par la mutuelle.
Que faire en cas de désaccord sur la facture ou le remboursement?
En cas de désaccord, commencez par contacter le kinésithérapeute pour demander une explication ou une correction. Si le différend persiste, vous pouvez saisir le médiateur de la consommation ou déposer une réclamation auprès de votre caisse d’Assurance Maladie. Conservez tous les documents (facture, ordonnance, feuille de soins) pour appuyer votre dossier.
Le bilan kiné est-il toujours remboursé?
Non, le remboursement dépend de plusieurs conditions: présence d’une ordonnance, respect du parcours de soins, codification correcte des actes, et convention du praticien. Un bilan réalisé sans ordonnance ou hors parcours de soins ne sera remboursé qu’à 30 % par l’Assurance Maladie. Certains actes non codifiés (ex.: bilan esthétique) ne sont pas remboursés du tout.
Y a-t-il des actes de kinésithérapie non remboursés?
Oui, certains actes ne sont pas couverts par l’Assurance Maladie car ils ne figurent pas dans la NGAP. C’est le cas des bilans de prévention pure, des séances de relaxation sans indication médicale, ou des techniques alternatives non reconnues. Ces prestations doivent alors être réglées intégralement par le patient, sans possibilité de remboursement par la mutuelle.
